Les valeurs britanniques seraient les plus attaquées, sauf celles qui tireraient profit de l’effondrement de la livre.

Les craintes se sont brusquement apaisées sur les marchés vendredi, après le meurtre de la députée travailliste britannique Jo Cox, qui pourrait jouer contre le camp des partisans d’un Brexit lors du référendum du 23 juin. Mais personne n’oublie les vives tensions qui ont secoué les actions, les changes et les taux d’intérêt ces derniers jours, à mesure que les sondages donnaient une avance de plus en plus grande aux tenants d’un divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Alors que la Bourse de Paris a déjà perdu 7,5 % depuis fin mai, victime de l’incertitude sur l’issue du scrutin, les gestionnaires se perdent en conjectures sur les conséquences d’une éventuelle victoire du « Leave » jeudi prochain. Certains voient les actions européennes perdre à nouveau 7 à 8 % dans les semaines qui suivraient. D’autres imaginent un repli plus fort encore. « Mais l’impact pourrait en réalité être assez modeste le jour J si les marchés ont d’ici là bien anticipé cette issue», estime Grégoire Bordier, associé de la banque privée suisse Bordier & Cie.

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