Christophe Burtin : « Les clients sont en train de faire le deuil des fonds euros »

Au vu des contraintes réglementaires pesant sur les banques privées et les sociétés de gestion, un avantage est donné aux acteurs ayant atteint une taille critique. Nombreux sont donc ceux regardant l’opportunité de réaliser une opération de croissance externe. Une stratégie dont s’écarte le directeur général de la filiale française du banquier privé genevois Bordier & Cie. Il s’en explique.

Où en est Bordier &Cie (France) dans son développement ?

À ce jour nous disposons, en France, de 500 millions d’euros d’actifs sous gestion. 2016 fut marquée par une collecte importante et une croissance de notre encours sous gestion de 100 millions d’euros. Avec l’arrivée d’Éric Franceschini en tant que  directeur de la gestion, nous avons en parallèle réalisé un important travail de structuration de nos process de gestion et de contrôle des risques, mais également renforcé notre analyse des fonds de tiers. Nous avons par ailleurs élargi notre univers d’investissement en participant pour nos clients à notre premier investissement en les placements privés (private equity) à travers un fonds de co-investisssement.

 

Le marché français, très mature, demeure-t-il encore favorable à une stratégie de développement d’une banque privée basée uniquement sur de la croissance organique ?

Je le pense. Bordier & Cie (France) en est la parfaite illustration. Notre développement est régulier depuis notre implantation sur le territoire en 2006, avec une progression soutenue de nos encours chaque année. Nous venons de concrétiser l’embauche de trois nouveaux banquiers privés, ce qui renforcera notre force commerciale et portera notre effectif total à vingt personnes en France. La croissance organique a le grand mérite de préserver notre ADN et d’intégrer des professionnels partageant les valeurs de notre groupe familial.

Cliquez ici pour lire l’article complet du Magazine Decideurs